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Interview d'European Finances ; Omo Bello, une cantatrice d'envergure internationale restée simple et engagée
 

omo bello chante pupitre robe rose
Pouvez-vous nous dire comment, enfant, vous envisagiez votre avenir ?

je me voyais poursuivre des métiers tels que la médecine, la science, voire l’ingénierie. La musique était ma passion, certes, mais quand on est née à Lagos, Nigeria, on ne croit pas du tout pouvoir réaliser le rêve de devenir cantatrice. Il faut savoir qu’il n’y a pas d’Opéra ni de conservatoire de musique au Nigéria. Je me suis donc concentrée sur des études scientifiques (Biologie cellulaire et génétique) à l’Université de Lagos (de 2001-2005), et en même temps, je prenais des cours de chant dans une petite école de musique et chantais dans la chorale de mon église. Tout cela à un niveau amateur, mais fort passionnant

Comment avez-vous décidé, après avoir obtenu un diplôme universitaire en biologie cellulaire et génétique, de vous diriger vers la musique et plus particulièrement l’Opéra?

Parallèlement à mes études scientifiques que j’ai poursuivies jusqu’au Bac +4 (Bachelor’s degree), mes activités musicales étaient restées à un niveau très amateur, car ma professeur de chant de l’époque était pianiste de formation. Elle était donc incapable de m’apprendre la technique vocale. Nous travaillions donc la voix en faisant des gammes et des arpèges, puis je chantais des mélodies, de la comédie musicale, des oratorios et œuvres sacrées (de Händel, Haydn, Mozart..), et quelques airs d’opéras ne présentant pas trop de difficultés techniques. J’étais consciente de ne pas pouvoir aborder sérieusement le répertoire de l’opéra car je n’avais pas du tout de technique vocale. Je chantais avec mon talent et ma voix naturelle.

En 2004, Le directeur de cette petite école de musique a informé quelques élèves de la venue dans notre école de l’attaché culturel de l’ambassade de France au Nigeria (à l’époque c’était Jean-Yves Gillon), et a voulu organiser à l’improviste un petit concert en son honneur. Nous étions donc 4 musiciens: un saxophoniste, un pianiste, un baryton et moi-même, soprano, et avons interprété plusieurs pièces de musique. Il faut savoir que le public n’était composé ce jour-là que de trois personnes: le directeur de l’école, Jean-Yves Gillon, et François Jeanneau (grand saxophoniste français). Comme j’avais été prévenue de ce concert seulement la veille, j’ai présenté un air de mon oratorio préféré, « Le Messie » de Händel, qui s’appelle If God be for us

Jean-Yve Gillon a été tellement ému par ma voix, qu'il s'est organisé avec François Jeanneau pour d'une part me trouver une bourse du gouvernement français, et d'autre par me guider vers les conservatoires français, pour me former. C'était la première (et unique) fois qu'une artiste nigériane se voyait accorder une telle bourse, car normalement les bourses dans ces pays sont destinées aux scientifiques ou ingénieurs. La question (de choisir entre la biologie et la musique) ne s'est même pas posée pour moi, car du moment où l'opportunité s'est présentée, il était évident pour moi de poursuivre ma passion jusqu'au bout.Néanmoins, j'ai terminé mes études de biologie en 2005, et deux jours après avoir défendu ma thèse scientifique, je suis partie en France pour commencer mon parcours musical et apprendre la langue française! Il a fallut énormément de travail pour rattraper le "retard"que j'avais par rapport à mes collègues français qui avaient commencé la musique dès leur plus jeunes âges, mais mes professeurs ont toujours affirmé la grandeur de cette voix que j'ai et mon talent. Ceux-ci sont un don!

omo bello avec sa pianise
Vous avez été formée à Paris et Londres. Avez-vous perçu une différence d’approche entre les milieux français et anglais dans leur abord de l’enseignement ?

J’ai trop peu étudié en Angleterre que pour pouvoir faire une bonne comparaison ; la plupart de mes études se sont poursuivies en France (de 2005-2011), grâce à une bourse du gouvernement français. J’ai donc été jusqu’au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), où j’ai obtenu ma licence et mon Master en 2011. Etant de langue maternelle anglaise, j’ai profité des séjours à Londres pour faire des master-classes et des cours privés avec certains professeurs réputés. J’ai également passé et obtenu mon diplôme auprès de l’ABRSM (The Associated Board of the Royal Schools of Music). Il s’agit d’un diplôme qui se présente partout dans le monde, et je l’ai passé et obtenu à Paris.

Orphe et euridice 3
Les mondes musicaux sont actuellement dans une nouvelle vague de « croisements », qui voit certains artistes lyriques passer à un registre de variété ou inversement. Si, de votre côté, vous vous consacrez essentiellement à l’Opéra, pensez-vous possible que vous vous dirigiez un jour vers une autre forme musicale?

Je pense que je suis une preuve que l’Opéra attire toujours des gens venus d’autres cultures et formes musicales, car dans mon pays, c’est le Hip Hop, l’Afro musique et la Pop américaine qui prédominent.
Il y a une puissance et une vérité qui se dégagent d’une voix lyrique et qui vont droit au cœur, émeuvent et touchent profondément. Cette puissance de la voix humaine, qui est révélée dans toute sa splendeur à l’opéra continue à m’émerveiller et à me passionner. C’est un dévoilement de toutes les possibilités de l’être humain car la voix d’un être humain exprime vers l’auditeur tout ce qu’on a à l’intérieur de soi.

L’Opéra est un art réellement impressionnant : on a la musique, les paroles, le théâtre, la danse, l’orchestre, la lumière, les costumes, le maquillage… C’est une forme musicale tellement complète et riche, qui me stimule énormément et me lance de grands défis. Grâce à la voix que je possède, il y a un tellement vaste choix de magnifiques œuvres lyriques à chanter et savourer, que, pour l’instant, je ne me vois pas me diriger vers une autre forme musicale.

Quels sont vos prochains projets pour la fin de l’année et l’année à venir, outre Paris en janvier 2014 ?
La saison 2013/2014 sera marquée notamment par de magnifiques rôles dans des opéras italiens. Je commence la saison avec « La Petite Messe Solennelle » de Rossini à la Grande Cathédrale Saint Pierre de Montpellier mi-septembre 2013, suivi du rôle de Donna Anna dans une nouvelle production du Don Giovanni de Mozart d’octobre à novembre 2013, à l’opéra de Tours et l’opéra de Reims. Outre « Egmont » de Beethoven, que je chanterai au Théâtre des Champs Elysées à Paris, j’incarnerai deux autres rôles en 2014, celui d’Elvira dans « L’Italiana in Algeri » de Rossini, également au TCE à Paris, et Violetta, le rôle titre de « La Traviata » de Verdi dans une nouvelle production de l’Opéra de Montpellier;

OMO BELLO PORTAIT
Vous faites aussi partie d’associations humanitaires, quelles sont-elles et dans quels buts y participez-vous?

L’action humanitaire fait partie de qui je suis. En tant qu’artiste, j’utilise mon art à ces fins. Autant que possible, je donne des concerts caritatifs, ou de soutien, pour aider les personnes dans le besoin, avec les associations telles: La Chaîne de l’Espoir, Hôpital 2000, Les Enfants de Kedougou, L’Association pour la recherche sur la Sclérose Latérale Amyotrophique, entre autres.
En tant qu’être humain, je ne me vois pas ignorer les gens qui souffrent. Même si on n’éradiquera pas la souffrance du monde entier, on peut déjà aider son voisin.

Que pouvons-nous vous souhaiter pour les dix prochaines années à venir?


Le rêve de tout artiste-interprète est d’obtenir un grand succès et une reconnaissance mondiale pour son art, ce qui se traduit dans l’opéra par l’invitation dans les plus grandes maisons d’opéra mondiales, des contrats d’enregistrements avec les plus grandes maisons de disques et un triomphe face au public.
Cependant, au-delà d’une profession ou d’un métier, le chant est mon bonheur. Ainsi, aussi ridicule que cela puisse paraître, je chante dans la rue et sous la douche, pour mon propre plaisir. J’avoue que le métier de chanteur lyrique est rigoureux et éprouvant, et que nous sommes soumis à une constante recherche de perfection. D’ici 10 ans, je souhaiterais toujours avoir cette joie et cet amour du chant, tout simplement.

ITV menée par Catherine Haquenne et Xavier Barnich
Agenda Omo Bello 2013/2014

Le 14 Septembre 2013 à la Cathédrale Saint Pierre de Montpellier pour un récital de “la petite messe” de Rossini
Les 11, 13 et 15 Octobre 2013 à l’opéra de Tours dans “Don Giovanni”.
Les 6, 8 et 10 Novembre 2013 à Reims dans “Don Giovanni”.
Le 21 Janvier 2014 au Théatre des Champs Elysées dans “Egmont Opus 84″
Le 10 Juin 2014 au Théâtre des Champs Elysées dans “L’Italienne à Alger


 
Omo Bello K3C

février 2017
Dimanche 19 
Jean-François Lapointe- Tannhauser
Salle Garnier
Monte Carlo
Mercredi 22 
Jean-Francois Lapointe Tannhauser (Wolfram)
Opéra de Monte Carlo-Salle Garnier
Monaco
         
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