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  Juin-août 2015  
  Requiem de Fauré  
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Interview de Richard Rittelmann, menée par Christian Jarniat, rédacteur en chef du site Web ANAO et magazine "Opérette"
 
Interview de Monsieur Christian Jarniat, rédacteur en chef du magazine et site Internet " Opérette "
 

Richard  B-1
Quel est le chemin qui vous a conduit vers l’art lyrique ?

Richard Rittelmann : Entre 8 et 11 ans, avant la mue, j’ai intégré le chœur d’enfants du conservatoire dirigé par Jean-Louis Rebut. Un jour le chef m’a proposé de chanter un des « edelknaben » (pages) dans Tannhaüser de Wagner au Grand Théâtre de Genève. Moi qui étais timide, je ne savais pas si j’allais arriver à chanter un solo devant un grand public. D’autant plus que Horst Stein était à la baguette et que la distribution comprenait des stars du chant wagnérien : René Kollo, Wolfgang Schoene Elizabeth Connell, etc... (Nous étions dans les années de Hugues Gall) (1).
J’avais des frissons chaque soir en coulisses avant d’entrer sur le plateau. J’ai alors compris que ma vocation était là : c’était sur scène que je me sentais heureux et que je pouvais me réaliser !

Quelle a été votre formation ?

- J’ai eu la chance de bénéficier d’un programme « à l’américaine » au Conservatoire Supérieur de Genève, en classes de chant, de piano et d’art dramatique, tout en suivant un cursus universitaire en musicologie et lettres allemandes.
Avoir fait mes premiers pas scéniques à l’Opéra National de Lyon à 22 ans a été un deuxième atout majeur pour ma construction personnelle d’artiste lyrique en côtoyant allègrement le genre de l’opéra et de l’opérette.

Je garde de grands souvenirs du chef Kent Nagano dans Doktor Faust de Busoni, L’Amour des 3 oranges de Prokofieff, Die Weisse Rose de Udo Zimmermann, Orphée aux enfers, Il Signor fagotto d’Offenbach, Le Carrosse du Saint-Sacrement de Büsser et L’Ecossais de Chatou de Delibes…

En participant à certaines masterclasses avec Thomas Hampson, Alain Fondary et Sylvia Sass, j’ai aussi beaucoup appris de ces grands chanteurs, sur leur technique et l’interprétation ainsi que la manière dont ils savent mettre chaque mot au service de la musique.

Pouvez-vous évoquer les évènements qui ont marqué votre carrière ?

- Les premiers pas sont décisifs pour un jeune chanteur et mes prix aux Concours de Marmande, de Toulouse et de Clermont-Ferrand, ainsi qu’aux Voix d’Or de Rouen ont évidemment beaucoup compté. Michel Plasson en mai dernier m’a fait le plus beau cadeau d’anniversaire qu’on puisse rêver en me proposant de chanter Zurga dans Les Pêcheurs de Perles aux côtés d’Annick Massis et Dmitri Kurchak.
C’est aussi Michel Plasson qui m’avait invité, voici un certain nombre d’années, dans la production de Carmen au Teatro Carlo Felice de Gênes.

Vous avez interprété des rôles sur scène et effectué des enregistrements avec des vedettes de l’art lyrique ?

C’est précisément au Carlo Felice que j’ai rencontré Roberto Alagna et notre regretté Franck Ferrari et ce fut le début de la belle amitié qui nous a réunis. Ce sont des moments de grâce qui marquent une carrière. Avec Roberto Alagna nous avons enregistré Cyrano de Bergerac d’Alfano et Le Jongleur de Notre Dame de Massenet ainsi que Le Dernier jour d’un condamné composé par David Alagna.

Nous avons aussi souvent partagé la scène dans divers ouvrages. Toutes ces personnalités ont bien voulu croire en moi… Je suis fier qu’elles puissent voir aujourd’hui où j’en suis.

D’autres rencontres ?

- Je suis aussi particulièrement heureux d’être invité chaque année par le Festival d’Opérette de la Ville de Nice qui me témoigne toujours sa confiance. Après les fort belles productions, mises en scène par Serge Manguette de La Vie parisienne et de La Veuve Joyeuse, j’incarnerai Ramirez dans La Belle de Cadix au mois d’octobre prochain (2015).

Quelle est votre actualité ?

Du 7 au 11 juillet 2015, j’ai chanté mon premier Rabastens dans Pomme d’Api et Monsieur Choufleuri d’Offenbach au Festival de Genève dans une nouvelle production de Pierre Emmanuel Rousseau dirigée par Franco Trinca.

Les 5 et 6 août 2015, j’interprèterai Escamillo dans Carmen en version piano avec le pianiste virtuose François-René Duchâble au Festival de Musique Française au Château Thuerry dans une mise en scène d’Olivier Balazuc.

Mi-août 2015, je tournerai un film sur la vie de Rachmaninov de Jean-Louis Guillermou aux côtés de Roberto Alagna. En septembre 2015, je me rendrai à San Francisco pour un ouvrage de Menotti.

Je serai ensuite fin octobre en tournée avec L’Orchestre pour la Paixà l’ONU à Genève et la Haye.
La période de janvier/février 2016 sera consacrée entièrement à l’Opéra de Nice avec à Mort à Venise de Britten et Le Barbier de Séville de Rossini ainsi qu’un récital. Fin février 2016, tournée du Requiem de Fauré avec l’Orchestre de Bretagne...
A la rentrée, j’aurai la mission de créer un festival de musique classique dans une nouvelle salle de l’arrière-pays niçois.

Propos recueillis par Christian Jarniat

(1) Directeur du Grand Théâtre de Genève puis de l’Opéra de Paris
 

février 2017
Dimanche 19 
Jean-François Lapointe- Tannhauser
Salle Garnier
Monte Carlo
Mercredi 22 
Jean-Francois Lapointe Tannhauser (Wolfram)
Opéra de Monte Carlo-Salle Garnier
Monaco
         
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